La sonde Solar Probe Plus

Deux phénomènes non encore expliqués aujourd'hui se produisent dans l'environnement proche du soleil.
Dans cette zone située autour du soleil, qu'on surnomme la couronne (visible lors d'une éclipse totale de soleil), au-delà de la photosphère et de la chromosphère (visible par des taches roses lors d'une éclipse de soleil), les vents solaires sont accélérés à des vitesses de 700 à 800 km/h.

Un autre phénomène tout aussi inexplicable est la température de 1 à 3 millions de degrés que peut atteindre cette couronne, alors que le soleil a une température de surface moyenne de 5500°C.

La sonde Solar Probe Plus aura pour mission de graviter au plus proche du soleil 25 fois à moins de 24,5 millions de kilomètres de la surface du soleil dont 3 passages à 6,5 millions de kilomètres (moins de 10 rayons solaires) pour effectuer les mesures suivantes :

  • Tracer les flux d'énergie qui chauffent la couronne
  • Déterminer le mécanisme qui permet d'accélérer les particules énergétiques
  • Déterminer la structure et la dynamique du champ magnétique solaire
  • Déterminer l'influence du plasma poussiéreux sur l'énergie solaire.


Ces mesures doivent permettre de donner des réponses à ces 2 questions qui sont la source d'accélération des vents solaires et la température de la couronne solaire.
Différentes thèses on été évoquées sans toutefois avoir pu être démontrées ni vérifiées :
  • La reconnexion magnétique, par des découpages et changements de connectivité dans les lignes de champ magnétique
  • La théorie classique de Parker basée sur la conduction thermique (donnant des vitesses trop faible), la faible densité ne permet pas un milieu fortement collisionnel qui démontrerai ce phénomène d'accélération
  • Distributions non Maxwelliennes dans une périhélie de 10 rayons solaires
  • La présence d'électrons suprathermiques.


Un peu de patience, lancement prévu de Solar Probe Plus en 2018. Nous ne manquerons évidemment pas de relater l'évolution de cette mission et ses différentes pistes de réponses.

La rotation du coeur du soleil aurait une influence sur les cycles de désintégration de certains éléments.
En 2006 un pic de désintégration du manganèse 54 fut constaté 1,5 jour avant une éruption solaire, et serait lié au neutrinos ?
à suivre…